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Étiquette : mythologie

Lire cet article expose à un risque de radicalisation

Ce billet est initialement paru en mars sur le blog e-Mois de la Revue nouvelle. Une version abrégée a également été publiée comme éditorial du N°3 de la Revue en avril 2015. À la suite des attentats de Bruxelles, Paris et Copenhague, de l’opération policière verviétoise, des départs vers la Syrie de « jeunes candidats au djihad » paraît-il nombreux1, le débat…

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De l’idéologue à l’idéolâtre

J’ai déjà décrit sur ce blog les mécanismes de diffusion de l’idéologie néolibérale au sein des institutions d’enseignement supérieur comme une forme spécifique de « production/circulation » d’un « discours d’importance », suivant un schéma théorisé par Bourdieu. Reprenons-le rapidement1 : l’idée centrale en est que le discours idéologique se « transfère » de champs en champs (par exemple, de l’entreprise à l’université, de l’université à l’entreprise,…

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Le travail comme mythe

La « valeur travail » est décidément une préoccupation de l’époque, cristallisant l’attention politique à droite comme à gauche. Ainsi, le 13 novembre 2012, à l’occasion de sa première conférence de presse en tant que président, François Hollande se voulut-il le porte-parole des « préoccupations des français » en ces termes : « Que va-t-il advenir de mon emploi, de mon logement ? Quelle est…

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Ce qui se conçoit bien… (1)

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément » – cette formule de Boileau, tirée de l’Art poétique (1674), est des plus populaires : résumant au travers d’une phrase décontextualisée l’injonction à la clarté, elle possède ce double avantage de légitimer le discours dominant et les mécanismes de domination dont il est vecteur. Pourquoi, en effet, une réalité complexe devrait-elle se décrire clairement ? Comment l’analyse d’un fait social pourrait-elle se résumer en mots « simples » sans tomber dans une caricature qui ampute les possibilités de compréhension voire dénature profondément le fait social qu’il s’agit d’analyser ?

Cette injonction à la clarté a comme corollaire celle de l’immédiateté, de la fulgurance dans la réplique : lors d’un débat, celui qui s’exprimera le plus vite et par quelques simplismes remportera la victoire. La rhétorique de la clarté ouvre la voie de toutes les simplifications abusives, de tous les raccourcis triviaux. Le rythme effréné des médias a formaté les discours politiques et ce faisant, poussé les « experts » à développer le même type de communication1. Et comme les experts sont ceux des scientifiques qui « montent », les effets de mode ayant été largement renforcés par les techniques d’évaluation – et donc de promotion – qui valorisent la quantité de textes produits, les chercheurs eux-mêmes en viennent à intégrer ces codes.

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  1. Pierre Bourdieu, Sur la télévision, Paris, Liber-Raisons d’agir, 1996.
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