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Étiquette : état

Sur l’anticommun : néolibéralisme et charité

Le charity business a la cote. Peut-on pour autant considérer qu’il constitue une alternative crédible au transfert de fonds public ? Comment l’idée d’une substitution des financements publics par des dons et autres actions de mécénat est-elle inscrite et justifiée dans la théorie néolibérale ? Ces deux questions fondent la présente analyse publiée par le Collectif formation société (et disponible en pdf…

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L’impudence de « l’imprudence »

La ministre Galant a décidé de travailler avec un cabinet d’avocats, pour un montant avoisinant le demi-million d’euros, en dehors de toute procédure de marché public. Ce faisant, elle n’a pas respecté la législation. Elle a volontairement maquillé les faits devant le Parlement. Qu’en dit le Premier ministre ? « Imprudence ». Mme Galant aurait agi de « bonne foi », mais…

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Radicalisation, le retour

La notion de « radicalisation » est de ces notions-écrans qui permettent de laisser accroire qu’on peut « réguler » un phénomène social interpellant – puisqu’on a un « label » à apposer sous-tendant une forme de « modélisation » du phénomène, on peut alors « prendre les mesures ad hoc ». Construite par les consultants en sécurité et récupérée ensuite par quelques universitaires, cette notion est au mieux floue…

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Que signifie la journée internationale des étudiants ?

17 novembre 2014 : le Soir publie une interview dont le chapeau indique : Dix-sept novembre 1941, des milliers d’étudiants étaient dans les rues de Prague pour s’opposer au régime nazi…Dix-sept novembre 2014 – alors que la date est devenue Journée internationale des étudiants – des milliers de jeunes seront dans les rues de huit villes du pays. Misère du…

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Langue nationale et noblesse d’état (2)

Dans la première partie de cet article, nous avons vu quel était le sens de l’établissement d’une Académie chargée de définir la langue d’État en France, sens qu’il faut trouver dans deux missions « orthopédiques » : le « dressage » du langage pour susciter une unité nationale et le contrôle de la création littéraire pour éviter la contestation. Nous avons évoqué cette fameuse…

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Langue nationale et noblesse d’état (1)

L’entrée d’Alain Finkielkraut à l’Académie française n’en finit plus de faire couler l’encre de ses opposants. Certains y voient une rupture dans la tradition de l’Académie, rappelant qui Marguerite Yourcenar, qui Amin Maalouf à la rescousse d’un prétendu progressisme de cette Institution, « menacé » par la promotion de M. Finkielkraut au rang « d’immortel ». Il n’est pas inintéressant de se poser la…

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Les squats, lieux de non-droit ?

L’expulsion manu militari d’environ 150 personnes – dont une frange non-négligeable de personnes particulièrement fragilisées : personnes âgées, familles (et donc enfants, composant plus de la moitié du nombre d’expulsés) – du squat de l’église du « Gesù » à Saint-Josse, s’est opérée au nom de la « restauration de l’ordre public ». Le bourgmestre (PS) Emir Kir, à l’origine de l’expulsion, déclare en effet :…

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Participation citoyenne et violence symbolique

Ce petit article fait suite à ma participation à un débat qui s’est tenu le 4 avril 2012 dans le cadre de l’université de printemps de l’École de Santé publique de l’ULB. Il s’agissait en l’occurrence de discuter de la participation citoyenne et d’une initiative en particulier… J’y ai cependant ajouté quelques exemples et intégré quelques éléments complémentaires de réflexion, afin essentiellement de clarifier mon propos.

Il est impossible, et il serait intellectuellement malhonnête, de prétendre analyser un projet participatif sur base d’un seul exposé. S’il me fallait agir en scientifique, je prendrais le temps d’interviewer chacun des participants, chacun des organisateurs, chacun des bailleurs de fonds. Je confronterais ces points de vue, je comparerais les objectifs, les attentes et l’évaluation de chacune de ces catégories d’acteurs. Tel n’est pas l’objet de l’analyse que je propose aujourd’hui et j’invite dès lors chacune et chacun à en fournir une critique acerbe.

Le titre du débat est « Participation : pot de terre et le pot de fer ? ». En effet, dès que l’on parle de participation, se pose la question des rapports de forces politiques. Mais au-delà de cette dimension évidente, ce sont véritablement les rapports sociaux et les enjeux de domination dont ils sont porteurs qui dans ce contexte se voient revêtir d’une importance particulière. En la matière, les initiatives se réclamant de la participation citoyenne méritent un examen attentif : permettent-elles de mieux dévoiler ces rapports de domination, permettent-elles parce qu’elles décodent les mythes socialement inculqués, d’appréhender les « règles du jeu » qui font que la position sociale de chacun est révélée jusque dans ses habitudes alimentaires ?

Je voudrais insister sur cette dimension des habitudes alimentaires, puisque le projet qu’il s’agit de commenter a permis à une vingtaine de femmes issues de l’immigration et en cours d’alphabétisation d’une part de développer des recettes et d’autre part d’en faire un livre, avec l’aide de nutritionnistes et d’autres types d’encadrants.

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