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Étiquette : aliénation

Les mots de la haine

Cet article constitue une analyse publiée par le Collectif Formation Société en avril 2016. Il est disponible en format pdf ici. Il est des expériences dont on ne sort pas complètement indemne. L’expérience à laquelle je me suis livré sans vraiment m’en rendre compte, en publiant sur mon blog personnel un simple billet relatant la « dispersion » d’un rassemblement antiraciste à…

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Dire l’horreur. De quelques ambiguïtés d’une démarche de chercheur en éducation populaire.

Cet article constitue une analyse publiée par le Collectif Formation Société en décembre 2015. Il est disponible en format pdf ici. In an act of contrition I lay down by your side It’s not your place to comment On my state of distress For this is for real I’ve tears in my eyes Am I laughing or crying? I suggest…

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« La prostitution » au spectacle des vanités

Ce texte a été écrit un mois avant qu’une chercheuse, dont j’accompagne les travaux, prenne part à un débat organisé à Namur par les Femmes prévoyantes socialistes, le 31 août 2014. Les diverses réactions suite à ce débat me mènent à croire que ce texte est d’une certaine actualité, raison pour laquelle je le publie aujourd’hui. C’est systématique : dès que…

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Le travail comme mythe

La « valeur travail » est décidément une préoccupation de l’époque, cristallisant l’attention politique à droite comme à gauche. Ainsi, le 13 novembre 2012, à l’occasion de sa première conférence de presse en tant que président, François Hollande se voulut-il le porte-parole des « préoccupations des français » en ces termes : « Que va-t-il advenir de mon emploi, de mon logement ? Quelle est…

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Retour sur l’hybride sexy

Il y a de cela quelques mois, je publiais ici un billet intitulé l’homme-machine, hybride sexy. Suite à un commentaire de Christophe Mincke1 il me semble utile d’en revenir à mon hybride sexy; pour en affûter la description.

La première question que je voudrais aborder est celle de l’existence d’un canon, d’un modèle existant préalablement et imposé, provoquant l’entreprise de formatage du corps que j’ai brièvement décrite. Christophe Mincke écrit en effet :

Je me demande aussi si le corps est soumis à un formatage – ce qui suppose un modèle préexistant – ou si l’impératif n’est pas, plus largement, celui d’un projet corporel. L’important est de participer à un projet corporel, qu’il s’agisse de musculation, de changement de sexe ou d’esthétisation du corps (tatouages, piercings et autres transformations). Finalement, le corps n’est plus une réalité, il est un message qu’il faut formuler. Dans ce cadre, le formatage précis importe moins que la création du signe adéquat aux circonstances.

Il me semble que le mécanisme de formatage s’applique par rapport à un modèle évolutif. Il s’agit pour moi d’un mécanisme de normalisation – au sens de Michel Foucault : c’est-à-dire de formatage par rapport à une norme qui émerge par des effets d’accumulation statistique et par des mécanismes de rapports de force liés aux luttes de classements, qui définissent les critères de la distinction et donc de la reconnaissance par un groupe social déterminé. Il existe dans cette approche un canon préexistant (il y a initialement « normation ») – qui est quelque part l’objectif initial à atteindre – mais la mise en route du projet d’adaptation à ce modèle provoque son évolution2, intervient alors ce que Foucault nomme le « remplissage stratégique » : il s’agit alors, en dépassant dans l’action l’intention initiale, de repousser sans cesse les limites, de remodeler sans cesse le corps, effectivement quitte à l’excès3.

  1. Je le remercie d’ailleurs au passage énormément pour sa contribution.
  2. On retrouve la description du « projet » au cœur de la Cité par projets de Boltanski et Chiapello – cfr.  le Nouvel Esprit capitaliste (Gallimard, Paris, 1999).
  3. Comme le note Christophe Mincke, on se rapproche du Culte de la Performance de Alain Ehrenberg (Calman-Lévy, Paris, 1991) et de son approche de la dépression notamment dans L’individu incertain (Calman-Lévy, Paris, 1995).
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Le travail comme perte de soi-même

En ce premier mai, alors que les conservateurs « fêtent » le travail, dans la grande tradition (lancée par Pétain en 1941) de la « fête du travail et de la concorde sociale », rares sont les militant-e-s de gauche qui se souviennent du sens de la commémoration du premier mai, à savoir la tragédie de Haymarket et les procès iniques qui s’ensuivirent1. Mais ce n’est pas le seul aspect qui s’efface des mémoires sous la pression de l’idéologie dominante, caractérisée par une reconstruction de l’histoire célébrant le leadership de quelques « grands hommes » et détruisant le souvenir des luttes – voire, condamnant ex-post tous les mouvements révolutionnaires sous le prétexte de leur « violence » : l’une des questions les plus fondamentales pour les travailleurs est celle que nul, dans les tribunes officielles, n’osera encore poser, à savoir pourquoi travailler ? Tous se contenteront de s’engager pour la création d’emplois, éventuellement pour la réduction de la taxation sur le travail, l’aménagement du temps de travail… Mais sans poser la question de la finalité du travail, comme si cette question était parfaitement résolue : il faut travailler car le travail « c’est important ».

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