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La route de la servitude intellectuelle

Les récents débats par cartes blanches interposées sur le «néolibéralisme» ont été l’occasion de nombre d’interprétations contradictoires de cette notion, voire même de remise en question de l’existence du courant de pensée «néolibéral». Il nous semble pertinent de revenir sur la signification de ce terme pour mieux en comprendre la portée. Une telle démarche est indispensable pour pouvoir fonder une critique du néolibéralisme qui puisse être connectée aux réalités vécues au quotidien dans le fonctionnement de toutes les institutions étatiques.

Voilà donc qu’une magistrate, Manuella Cadelli, qualifie de «fascisme» le «néolibéralisme »1, Le Soir, 3 mars 2016.]. Et voilà que les réseaux sociaux s’emballent. L’affaire est grave puisque {buzzante}, il faut dès lors en débattre. Grâce à l’intervention quasiinstantanée de Corentin de Salle, intellectuel explicitement au service du pouvoir gouvernemental, on apprend ainsi que le néolibéralisme n’existe pas[[C. de Salle, «“Le néolibéralisme un fascisme ?” Mme Cadelli, le néolibéralisme n’existe pas», Le Soir, 3 mars 2016.]]. Quel est l’argument décisif de l’acte de non-existence du néolibéralisme? Tout simplement, qu’aucun auteur ne s’en revendiquerait — à l’exception, nous apprend le commentateur, de l’économiste protectionniste Maurice Allais, de Jacques Rueff et de… John Maynard Keynes, dont évidemment l’évocation peut sembler cocasse lorsqu’on envisage d’analyser les politiques «libérales» d’aujourd’hui. Dès lors, il s’agirait d’une pure création d’intellectuels «antilibéraux». Et la messe est ainsi dite. Le fast-thinker peut remballer ses produits et aller commenter ailleurs, par exemple sous les ors des salons de l’Académie où l’on s’esbaudit apparemment de tant d’érudition.

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